Skipper professionnel / Skipper professionnelle

N3108   Transport et Logistique · Personnel navigant du transport maritime et fluvial

Le métier de Skipper professionnel appartient à la famille « Transport et Logistique » (code ROME N3108) : environ 24 000 personnes l’exercent en France, le salaire moyen avoisine 2 982 € net par mois, 0 offres d’emploi sont en ligne actuellement.

Définition

Le Skipper professionnel pilote, gère un bateau et assure le transport de passagers sur des navires de plaisance à voile. Planifie les voyages et adapte les trajectoires en fonction des conditions météorologiques Maîtrise les techniques de navigation et utilise les instruments de bord Veille à l'entretien régulier du bateau et s'assure de son bon état de fonctionnement Accueille les passagers à bord et leur transmet les consignes Applique les protocoles de sécurité et gère les situations d'urgence Assure la gestion administrative des voyages, la gestion du budget et s'assure de la conformité aux réglementations maritimes Peut coordonner et superviser les activités d'un équipage et répartir les tâches

Compétences et savoirs

Compétences mobilisées et savoirs associés à ce métier (référentiel ROME 4.0, France Travail).

Transport

  • Naviguer sur un yacht de plaisance à voile
  • Préparer et actionner les équipements du navire (ancres, câbles, cordages et gréement...) lors des manoeuvres d'appareillage ou d'accostage
  • Effectuer les manoeuvres d'accostage ou d'appareillage du bateau
  • Réaliser les manœuvres d'entrées et sorties de ports, les mouillages, les changements de voiles, etc
  • Participer aux opérations de navigation maritime et mettre à jour les cartes et documents nautiques
  • Transporter des passagers
  • Réaliser le convoyage d'un navire de plaisance à voile

Maintenance, Réparation

  • Entretenir un bateau
  • Effectuer la maintenance de premier niveau des outillages et des équipements
  • Assurer la maintenance de base du matériel de navigation
  • Effectuer des réparations mineures en mer

Logistique

  • Surveiller la route d'un bateau

Data et Nouvelles technologies

  • Utiliser des équipements de navigation pour optimiser les parcours (GPS, applications mobiles)

Organisation

  • Adapter et optimiser sa pratique au contexte et aux risques professionnels (gestes, postures, ergonomie)
  • Naviguer en respectant les règles de sécurité maritime
  • Informer les passagers des procédures de sécurité à bord
  • Adapter les parcours en fonction des conditions météorologiques
  • Gérer une situation d'urgence

Management

  • Animer, coordonner une équipe
  • Organiser le travail d'une équipe
  • Faciliter la communication entre les passagers et l'équipage

Communication

  • Utiliser l'anglais dans un contexte professionnel
  • Communiquer et coopérer avec les autorités maritimes
  • Promouvoir des pratiques écologiques auprès des passagers comme le tri des déchets

Relation client

  • Accueillir, informer et orienter les clients
  • Aider le client à s'installer et lui expliquer les règles de sécurité
  • Informer les passagers en cas de déviation de l'itinéraire

Développement commercial

  • Favoriser une ambiance agréable à bord

Gestion des stocks

  • Gérer l'inventaire des fournitures de bord
  • Définir des besoins en approvisionnement
  • Gérer les provisions et les stocks à bord

Gestion et contrôle

  • Elaborer, suivre et piloter un budget

Conseil, Transmission

  • Transmettre une technique, un savoir-faire

Savoir-être professionnels

Faire preuve de réactivitéFaire preuve de sens des responsabilitésFaire preuve d'autonomieFaire preuve de leadership

Savoirs

Domaines d'expertise

  • Navigation de plaisance professionnelle
  • Météorologie
  • Informatique des systèmes embarqués
  • Anglais maritime

Normes et procédés

  • Lecture de carte marine
  • Droit maritime
  • Règles de sécurité maritime
  • Codes de signalisation maritime

Produits, outils et matières

  • Utilisation d'équipement de secours et de sauvetage

Techniques professionnelles

  • Techniques de navigation
  • Techniques de gréement, mâtage
  • Techniques de sauvetage et secourisme

Certifications et habilitations

  • Brevet de capitaine 200 voile

Conditions et contexte de travail

Environnement, horaires, public, statuts et structures dans lesquels ce métier s'exerce le plus souvent (référentiel ROME 4.0, France Travail). Repères indicatifs, variables selon le poste.

Conditions d'exercice

  • Déplacements professionnels
  • En extérieur
  • En milieu maritime

Horaires et rythme

  • Travail les week-ends et jours fériés
  • Travail selon un rythme irrégulier et des pics d'activité

Statuts d'emploi

  • Contrat travail saisonnier
  • Salarié secteur privé (CDI, CDD)
  • Travailleur indépendant

Autres

  • Zone internationale

Secteurs qui emploient ce métier : Tourisme · Animation et loisir · Logistique et transport · Transport.

🌱 Transition écologique — d'après France Travail, c'est un métier stratégique pour la transition écologique : ses compétences évoluent avec le verdissement de l'économie.

Études et formations

Certifications officielles enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) menant à ce métier — du niveau 3 (CAP) au niveau 8 (doctorat).

Se former via le CPF : 167 formations éligibles au Compte personnel de formation mènent aux certifications de ce métier, pour un prix moyen constaté de 4 084 € — 630 personnes y sont entrées en formation en 2025. Source : Mon Compte Formation (Caisse des Dépôts), catalogue 2026.

Coût rapporté au salaire : ce prix moyen équivaut à environ 0,7 mois du salaire net estimé du métier (5 496 €/mois), avant toute prise en charge du CPF ou d'un financeur.

Parcours détaillés, débouchés et établissements : voir aussi la fiche officielle de l'ONISEP.

Voir les formations sur l'ONISEP (nouvel onglet)

Évolutions de carrière

Métiers vers lesquels évoluer (mobilités ROME).

Recrutement

En 2026, environ 1 978 projets de recrutement sont recensés dans la famille professionnelle de ce métier, dont 39 % jugés difficiles par les employeurs.

Source : France Travail — enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO). Voir les métiers qui recrutent →

Tension de recrutement

La DARES classe la difficulté de recrutement de la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » en catégorie 3/5 — Tensions moyennes (2021).

À l'échelle locale, le recrutement est jugé en tension forte dans 11 départements sur les 21 où l'indicateur est publié (DARES, 2021).

Environ 4 340 demandeurs d'emploi (catégorie A) sont inscrits dans cette famille de métiers (2020), après un pic à 4 340 en 2020.

2 0003 0004 0005 0004 340199720082020

Indicateurs au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES.

Perspectives à l'horizon 2030

D'après les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie), la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » devrait offrir environ 4 500 postes à pourvoir entre 2019 et 2030 : malgré 1 200 suppressions nettes d'emploi et 5 700 départs en fin de carrière à remplacer.

127 % des postes à pourvoir viennent du remplacement des départs en retraite, et non de créations d'emploi : ce métier recrute d'abord pour renouveler ses effectifs vieillissants — un débouché durable pour qui s'y forme aujourd'hui, d'autant que 167 formations CPF y mènent.

Profil de la profession (DARES) : ce sont majoritairement des indépendants (non-salariés). Le total des postes à pourvoir d'ici 2030 équivaut à environ 19 % de l'emploi de 2019 (créations et départs cumulés) — un renouvellement plus limité.

Scénario de référence, cumul 2019-2030, au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES × France Stratégie, « Les Métiers en 2030 » (2022).

Qui exerce ce métier aujourd'hui ?

Profil des personnes actuellement en emploi dans cette famille professionnelle — enquête Emploi (INSEE) exploitée par la DARES, 2023-2025. Population de référence : environ 33 000 personnes.

Évolution de l'emploi

25 00030 00035 00040 00032 500200420142024

De 2004 à 2024, le nombre de personnes exerçant ce métier a augmenté de +24 % (26 000 → 33 000).

Âge

Côté pyramide des âges, c'est un effectif plutôt âgé : 40 % ont 50 ans ou plus, ce qui laisse présager de nombreux départs en retraite à remplacer.

De gauche (15-24 ans) à droite (60 ans et plus) — moins de 30 ans : 18 % · 30-49 ans : 42 % · 50 ans et plus : 40 %.

Statut d'emploi

  • CDI60 %
  • Indépendants28 %
  • CDD10 %
  • Intérim1 %
  • Apprentis1 %

Niveau de diplôme

  • Aucun / brevet19 %
  • CAP-BEP36 %
  • Bac23 %
  • Bac+211 %
  • Bac+3/45 %
  • Bac+5 et +5 %
  • En études1 %

Temps de travail : 7 % des personnes exercent à temps partiel.

Horaires décalés : part des personnes amenées à travailler 39 % la nuit, 54 % le dimanche, 60 % le samedi (au moins occasionnellement).

Ancienneté et mobilité : 43 % occupent leur emploi depuis 10 ans ou plus.

Employeurs

14 % relèvent du secteur public (État, collectivités, hôpitaux).

14 % Secteur public · 4 % Particuliers employeurs · 46 % TPE (< 10 salariés) · 18 % 10 à 50 salariés · 13 % 50 à 500 salariés · 1 % 500 salariés et +.

Principaux secteurs employeurs : Agriculture, sylviculture et pêche (69 %), Activités de services administratifs et de soutien (9 %), Administration publique (6 %).

Revenus des indépendants : parmi les non-salariés de ce métier, 30 % déclarent un revenu d'activité inférieur à 10 000 € par an (ou un déficit), tandis que 9 % dépassent 50 000 € (revenu annuel d'activité, DARES).

Repère complémentaire : la DARES situe le salaire net médian de la profession autour de 1 747 €/mois (enquête Emploi, mesure et champ différents du salaire indiqué en haut de page).

Source : DARES — Portrait statistique des métiers (nomenclature des familles professionnelles, FAP 2021). Répartitions au niveau de la famille professionnelle du métier.

Où ce métier est le plus présent

Régions concentrant le plus d'emplois de la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » (DARES).

Bretagne (6 512)Nouvelle-Aquitaine (4 483)Normandie (3 774)Provence-Alpes-Côte d'Azur (2 923)

Où ce métier rémunère le mieux

Salaire mensuel moyen des personnes en poste, par région (France Travail) — au niveau de la famille professionnelle, et pouvoir d'achat immobilier correspondant (m² achetables avec un mois de salaire, prix DVF 2024).

RégionSalaire moyen≈ m² / mois de salaireNiveau
Martinique 3 433 € —
Provence-Alpes-Côte d'Azur 3 332 € 0,8 m²
Île-de-France 3 193 € 0,6 m²
Bretagne 3 160 € 1,2 m²
Pays de la Loire 2 987 € 1,1 m²
Auvergne-Rhône-Alpes 2 981 € 1 m²

Le salaire brut ne dit pas tout : ajusté au prix de l'immobilier, c'est en Grand Est que ce salaire va le plus loin — un mois de travail y permet d'acheter environ 1,6 m², contre 0,6 m² dans la région la moins favorable du tableau.

Où exercer ce métier ? Les départements les plus favorables

Croisement de trois données réelles : la tension de recrutement (plus elle est forte, plus les postes se libèrent), le salaire régional du métier et le coût du logement. Le pouvoir d'achat immobilier est le nombre de m² qu'un mois de salaire permet d'acheter localement.

Département Tension de recrutement Salaire régional Pouvoir d'achat (m² / mois)
Finistère 5/5 forte 3 160 € 1,4 m²
Manche 5/5 forte 2 911 € 1,4 m²
Côtes-d'Armor 4/5 assez forte 3 160 € 1,4 m²
Calvados 5/5 forte 2 911 € 0,9 m²
Charente-Maritime 5/5 forte 2 539 € 0,8 m²
Pyrénées-Atlantiques 5/5 forte 2 539 € 0,7 m²
Aude 4/5 assez forte 2 292 € 1 m²
Loire-Atlantique 4/5 assez forte 2 987 € 0,9 m²

Classement des départements les plus favorables du point de vue d'un candidat (débouchés + pouvoir d'achat). Le salaire est mesuré au niveau régional (France Travail), la tension par département (DARES 2021), le prix au m² par département (DVF 2024).

Ce métier relève de la famille Transport et Logistique (référentiel ROME, code N3108) — voir tous les métiers de la famille.

Se reconvertir : des métiers proches qui recrutent

Depuis le métier de skipper professionnel, voici des pistes de reconversion proches de vos compétences — issues des mobilités du référentiel ROME — vers des métiers où des postes existent réellement : chaque piste est classée selon la tension de recrutement mesurée par la DARES et le nombre d'offres d'emploi actuellement en ligne. Voir la page reconversion →

Métier Compétences communes Tension de recrutement Où ça recrute le plus Salaire net estimé
Technico-commercial / Technico-commerciale 0 (0 %) 5/5 forte Ardennes, Cher, Côtes-d'Armor 3 697 €/mois
Responsable d'exploitation transport maritime 3 (8 %) 5/5 forte Vendée, Ille-et-Vilaine, Gironde 3 300 €/mois
Matelot machine de la marine marchande 8 (31 %) 3/5 moyenne Guyane, Pyrénées-Atlantiques, Paris 5 496 €/mois
Conseiller / Conseillère en voyages 1 (3 %) 3/5 moyenne Hauts-de-Seine, Charente-Maritime, Moselle 2 359 €/mois
Educateur sportif / Educatrice sportive 1 (3 %) 2/5 modérée Ariège, Indre, Deux-Sèvres 3 500 €/mois

Mobilités professionnelles du référentiel ROME 4.0 (France Travail), croisées avec la tension de recrutement par département (DARES, 2021) et le salaire net mensuel estimé du métier cible. « Où ça recrute » indique les départements où chaque métier est le plus en tension. Le pourcentage rapporte les compétences ROME communes aux deux métiers.

Questions fréquentes sur le métier de Skipper professionnel

Quel est le salaire d’un Skipper professionnel ?

D’après France Travail, un professionnel de cette famille de métiers gagne en moyenne 2 982 € net par mois : environ 2 615 € en début de carrière et jusqu’à 3 232 € pour un profil expérimenté.

Le métier de skipper professionnel recrute-t-il ?

Environ 0 offres d’emploi sont actuellement en ligne pour ce métier en France (France Travail). Les tensions de recrutement sont jugées moyennes (catégorie 3/5, DARES).

Combien de personnes exercent ce métier ?

Environ 24 000 personnes exercent un métier de la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » en France (DARES, 2018).

Dans quelle région ce métier est-il le mieux rémunéré ?

C’est en Martinique que ce métier rémunère le mieux, avec un salaire moyen d’environ 3 433 € par mois.

Vers quels métiers se reconvertir depuis le métier de skipper professionnel ?

Les mobilités du référentiel ROME croisées avec la tension de recrutement (DARES) désignent notamment : Technico-commercial, Responsable d'exploitation transport maritime et Matelot machine de la marine marchande. Ces métiers partagent une partie des compétences du skipper professionnel et offrent des débouchés réels (offres d’emploi en ligne et tension de recrutement).

Ce métier aura-t-il des débouchés d’ici 2030 ?

Oui : les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie) estiment à environ 4 500 le nombre de postes à pourvoir dans la famille « Marins, pêcheurs, aquaculteurs » entre 2019 et 2030, en additionnant les remplacements de départs en fin de carrière.

Quelles études pour devenir skipper professionnel ?

8 certifications officielles enregistrées au RNCP mènent à ce métier, par exemple : Matelot de pont, Lamaneur et Maître de pont. Niveaux de qualification : du niveau 3 (CAP, BEP) au niveau 7 (Bac+5 : master, ingénieur). Source : France Compétences.

Métiers proches