Ramoneur / Ramoneuse

F1621   Construction, Bâtiment et Travaux publics · Second oeuvre

Le métier de Ramoneur appartient à la famille « Construction, Bâtiment et Travaux publics » (code ROME F1621) : environ 119 000 personnes l’exercent en France, le salaire moyen avoisine 2 000 € net par mois, 85 offres d’emploi sont en ligne actuellement, son taux de retour à l’emploi atteint 45 %.

Définition

Le ramoneur effectue l'entretien des cheminées, des conduits de fumée, et des appareils de chauffage afin de réduire les risques d'incendies et d'intoxication au monoxyde de carbone. Réalise le nettoyage par action mécanique directe de la paroi intérieure du conduit de fumée afin d'en éliminer les suies et dépôts Inspecte les installations pour détecter des risques à la sécurité Conseille sur l'entretien des installations Peut réaliser des contrôles de conformité aux normes en vigueur

Le métier

Le ramoneur intervient pour entretenir et débarrasser les conduits de cheminée des dépôts de suie qui s'y accumulent. Il se sert d'outils spécifiques tels que des hérissons à long manche ou des systèmes de brossage motorisés adaptés à la forme du conduit, et opère soit par l'intérieur du foyer, soit depuis la toiture. Au-delà des âtres traditionnels, son champ d'action couvre aujourd'hui de nombreuses installations comme les évacuations de gaz brûlés, les ventilations mécaniques ou les conduits d'extraction d'air gras.

Présentation rédigée à partir de l'article « Ramoneur » de Wikipédia (licence CC BY-SA).

Compétences et savoirs

Compétences mobilisées et savoirs associés à ce métier (référentiel ROME 4.0, France Travail).

Maintenance, Réparation

  • Examiner les conduits de fumée pour détecter les fissures, les obstructions ou les détériorations
  • Nettoyer des conduits de cheminée et conduits de fumée
  • Retirer les dépôts de suie pour prévenir les risques d'incendie et améliorer le tirage
  • Nettoyer et inspecter des poêles à bois, à granulés et des chaudières pour en assurer le bon fonctionnement
  • Nettoyer les outils et le matériel de chantier
  • Nettoyer le site d'intervention et ranger les outils

Construction

  • Créer ou remplacer une trappe de ramonage
  • Clôturer un chantier et libérer la zone de travail (engins, matériaux, déchets, ...)

Prévention des risques

  • Sécuriser le périmètre d'intervention
  • Evaluer une situation à risques
  • Analyser les risques en matière de protection des personnes et de sécurité incendie

Communication

  • Argumenter pour défendre une solution technique auprès d'un client
  • Sensibiliser un public à une réglementation

Relation client

  • Expliquer aux clients l'importance des interventions réalisées et les éventuelles réparations nécessaires

Organisation

  • Adapter et optimiser sa pratique au contexte et aux risques professionnels (gestes, postures, ergonomie)
  • Respecter les normes de sécurité
  • Utiliser des équipements de protection individuelle (EPI)

Protection des personnes et de l'environnement

  • Evacuer et trier des déchets, des produits

Communication, Multimédia

  • Remplir des documents officiels attestant que le ramonage a été effectué, indispensable pour les assurances habitation

Conseil, Transmission

  • Transmettre une technique, un savoir-faire

Stratégie de développement

  • Proposer des solutions pour améliorer l'efficacité énergétique

Développement commercial

  • Développer et fidéliser la relation client

Droit, contentieux et négociation

  • Appliquer les normes environnementales en vigueur

Savoir-être professionnels

Faire preuve d'autonomieFaire preuve de rigueur et de précisionOrganiser son travail selon les priorités et les objectifs

Savoirs

Normes et procédés

  • Gestion des déchets de chantier
  • Règles et consignes de sécurité
  • Réglementations locales en matière de ramonage et d’entretien des cheminées

Produits, outils et matières

  • Utilisation de brosses, hérissons, aspirateurs industriels et autres outils spécifiques au ramonage
  • Equipements de chauffage

Techniques professionnelles

  • Techniques de nettoyage et d'entretien
  • Principes de la relation client

Certifications et habilitations

  • Fumiste option ramoneur (CTM)
  • Ramoneur fumiste
  • Fumiste option poêlier-âtrier (CTM)

Conditions et contexte de travail

Environnement, horaires, public, statuts et structures dans lesquels ce métier s'exerce le plus souvent (référentiel ROME 4.0, France Travail). Repères indicatifs, variables selon le poste.

Conditions d'exercice

  • Au domicile d'un particulier
  • En grande hauteur
  • Port d'équipement de protection individuelle (EPI) : gants, chaussures, casque, protections auditives
  • Port et manipulation de charges lourdes ou encombrantes
  • Station debout prolongée
  • Sur chantier

Horaires et rythme

  • Travail en journée

Public et bénéficiaires

  • Clientèle d'affaires

Statuts d'emploi

  • Salarié secteur privé (CDI, CDD)

Secteurs qui emploient ce métier : Environnement · Bâtiment et travaux publics (BTP) · Second Œuvre.

🌱 Transition écologique — d'après France Travail, c'est un métier stratégique pour la transition écologique : ses compétences évoluent avec le verdissement de l'économie.

Études et formations

Certifications officielles enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) menant à ce métier — du niveau 3 (CAP) au niveau 8 (doctorat).

Se former via le CPF : 210 formations éligibles au Compte personnel de formation mènent aux certifications de ce métier, pour un prix moyen constaté de 7 478 € — 92 personnes y sont entrées en formation en 2025. Source : Mon Compte Formation (Caisse des Dépôts), catalogue 2026.

Coût rapporté au salaire : ce prix moyen équivaut à environ 3,5 mois du salaire net estimé du métier (2 161 €/mois), avant toute prise en charge du CPF ou d'un financeur.

Parcours détaillés, débouchés et établissements : voir aussi la fiche officielle de l'ONISEP.

Voir les formations sur l'ONISEP (nouvel onglet)

Évolutions de carrière

Métiers vers lesquels évoluer (mobilités ROME).

Recrutement

En 2026, environ 4 824 projets de recrutement sont recensés dans la famille professionnelle de ce métier, dont 54 % jugés difficiles par les employeurs.

Source : France Travail — enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO). Voir les métiers qui recrutent →

Tension de recrutement

La DARES classe la difficulté de recrutement de la famille « Ouvriers non qualifiés du second oeuvre du bâtiment » en catégorie 5/5 — Fortes tensions (2021).

À l'échelle locale, le recrutement est jugé en tension forte dans 95 départements sur les 98 où l'indicateur est publié (DARES, 2021).

Environ 32 380 demandeurs d'emploi (catégorie A) sont inscrits dans cette famille de métiers (2020), après un pic à 42 860 en 2014.

20 00030 00040 00050 00032 380199720082020

Indicateurs au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES.

Retour à l'emploi

45 % des demandeurs d'emploi de ce métier retrouvent un emploi de plus d'un mois au cours du trimestre (taux de retour à l'emploi par code ROME).

Source : France Travail — accès à l'emploi des demandeurs d'emploi (2025T2).

Environ 180 recrutements (embauches) ont été enregistrés pour ce métier au cours du trimestre — France Travail, 2025T3.

Perspectives à l'horizon 2030

D'après les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie), la famille « OPQ du second œuvre du bâtiment » devrait offrir environ 18 500 postes à pourvoir entre 2019 et 2030 : malgré 5 500 suppressions nettes d'emploi et 24 000 départs en fin de carrière à remplacer.

130 % des postes à pourvoir viennent du remplacement des départs en retraite, et non de créations d'emploi : ce métier recrute d'abord pour renouveler ses effectifs vieillissants — un débouché durable pour qui s'y forme aujourd'hui, d'autant que 210 formations CPF y mènent.

Profil de la profession (DARES) : ce sont majoritairement des postes d'ouvriers peu qualifiés. Le total des postes à pourvoir d'ici 2030 équivaut à environ 16 % de l'emploi de 2019 (créations et départs cumulés) — un renouvellement plus limité.

Tension à l'horizon 2030 — à l'inverse, l'arrivée de jeunes débutants dépasserait les besoins de recrutement projetés : l'accès à ce métier pourrait y être plus concurrentiel. (besoins de recrutement − jeunes débutants, projection DARES).

Scénario de référence, cumul 2019-2030, au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES × France Stratégie, « Les Métiers en 2030 » (2022).

Qui exerce ce métier aujourd'hui ?

Profil des personnes actuellement en emploi dans cette famille professionnelle — enquête Emploi (INSEE) exploitée par la DARES, 2023-2025. Population de référence : environ 232 000 personnes.

Évolution de l'emploi

175 000200 000225 000250 000231 900200420142024

De 2004 à 2024, le nombre de personnes exerçant ce métier a augmenté de +15 % (202 000 → 232 000).

Âge

Côté pyramide des âges, les âges sont plutôt équilibrés : 30 % ont 50 ans ou plus, 20 % moins de 30 ans.

De gauche (15-24 ans) à droite (60 ans et plus) — moins de 30 ans : 20 % · 30-49 ans : 50 % · 50 ans et plus : 30 %.

Statut d'emploi

  • CDI67 %
  • Indépendants21 %
  • Apprentis5 %
  • Intérim4 %
  • CDD3 %

Niveau de diplôme

  • Aucun / brevet10 %
  • CAP-BEP45 %
  • Bac27 %
  • Bac+210 %
  • Bac+3/42 %
  • Bac+5 et +1 %
  • En études5 %

Temps de travail : 3 % des personnes exercent à temps partiel.

Horaires décalés : part des personnes amenées à travailler 6 % la nuit, 8 % le dimanche, 23 % le samedi (au moins occasionnellement).

Ancienneté et mobilité : 40 % occupent leur emploi depuis 10 ans ou plus, 11 % souhaitent en changer.

Employeurs

10 % relèvent du secteur public (État, collectivités, hôpitaux).

10 % Secteur public · 1 % Particuliers employeurs · 29 % TPE (< 10 salariés) · 32 % 10 à 50 salariés · 21 % 50 à 500 salariés · 3 % 500 salariés et +.

Principaux secteurs employeurs : Construction (68 %), Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie, etc (7 %), Administration publique (6 %).

Revenus des indépendants : parmi les non-salariés de ce métier, 21 % déclarent un revenu d'activité inférieur à 10 000 € par an (ou un déficit), tandis que 12 % dépassent 50 000 € (revenu annuel d'activité, DARES).

Repère complémentaire : la DARES situe le salaire net médian de la profession autour de 2 061 €/mois (enquête Emploi, mesure et champ différents du salaire indiqué en haut de page).

Source : DARES — Portrait statistique des métiers (nomenclature des familles professionnelles, FAP 2021). Répartitions au niveau de la famille professionnelle du métier.

Où ce métier est le plus présent

Régions concentrant le plus d'emplois de la famille « Ouvriers non qualifiés du second oeuvre du bâtiment » (DARES).

Île-de-France (34 595)Auvergne-Rhône-Alpes (24 897)Nouvelle-Aquitaine (18 583)Grand Est (18 335)

Où ce métier rémunère le mieux

Salaire mensuel moyen des personnes en poste, par région (France Travail) — au niveau de la famille professionnelle, et pouvoir d'achat immobilier correspondant (m² achetables avec un mois de salaire, prix DVF 2024).

RégionSalaire moyen≈ m² / mois de salaireNiveau
Bourgogne-Franche-Comté 2 082 € 1,1 m²
Pays de la Loire 2 078 € 0,8 m²
Auvergne-Rhône-Alpes 2 076 € 0,7 m²
Nouvelle-Aquitaine 2 061 € 0,8 m²
Grand Est 2 058 € 1,1 m²
Centre-Val de Loire 2 052 € 1,1 m²

Où exercer ce métier ? Les départements les plus favorables

Croisement de trois données réelles : la tension de recrutement (plus elle est forte, plus les postes se libèrent), le salaire régional du métier et le coût du logement. Le pouvoir d'achat immobilier est le nombre de m² qu'un mois de salaire permet d'acheter localement.

Département Tension de recrutement Salaire régional Pouvoir d'achat (m² / mois)
Creuse 5/5 forte 2 061 € 1,9 m²
Nièvre 5/5 forte 2 082 € 1,8 m²
Indre 5/5 forte 2 052 € 1,7 m²
Haute-Marne 5/5 forte 2 058 € 1,7 m²
Haute-Saône 5/5 forte 2 082 € 1,6 m²
Allier 5/5 forte 2 076 € 1,5 m²
Cher 5/5 forte 2 052 € 1,5 m²
Cantal 5/5 forte 2 076 € 1,4 m²

Classement des départements les plus favorables du point de vue d'un candidat (débouchés + pouvoir d'achat). Le salaire est mesuré au niveau régional (France Travail), la tension par département (DARES 2021), le prix au m² par département (DVF 2024).

Ce métier relève de la famille Construction, Bâtiment et Travaux publics (référentiel ROME, code F1621) — voir tous les métiers de la famille.

Se reconvertir : des métiers proches qui recrutent

Depuis le métier de ramoneur, voici des pistes de reconversion proches de vos compétences — issues des mobilités du référentiel ROME — vers des métiers où des postes existent réellement : chaque piste est classée selon la tension de recrutement mesurée par la DARES et le nombre d'offres d'emploi actuellement en ligne. Voir la page reconversion →

Métier Compétences communes Tension de recrutement Où ça recrute le plus Salaire net estimé
Plombier / Plombière sanitaire 7 (27 %) 5/5 forte Vendée, Corrèze, Vienne 2 161 €/mois
Agent / Agente d'entretien du bâtiment 2 (8 %) 5/5 forte Puy-de-Dôme, Aube, Haute-Corse 1 976 €/mois
Installateur mainteneur / Installatrice mainteneuse en systèmes solaires, thermiques et photovoltaïques 6 (23 %) 5/5 forte Mayenne, Vendée, Haute-Loire 2 356 €/mois
Formateur / Formatrice 0 (0 %) 5/5 forte Essonne, Deux-Sèvres, Ain 2 397 €/mois
Couvreur / Couvreuse 7 (27 %) — — 2 356 €/mois

Mobilités professionnelles du référentiel ROME 4.0 (France Travail), croisées avec la tension de recrutement par département (DARES, 2021) et le salaire net mensuel estimé du métier cible. « Où ça recrute » indique les départements où chaque métier est le plus en tension. Le pourcentage rapporte les compétences ROME communes aux deux métiers.

Questions fréquentes sur le métier de Ramoneur

Quel est le salaire d’un Ramoneur ?

D’après France Travail, un professionnel de cette famille de métiers gagne en moyenne 2 000 € net par mois : environ 1 971 € en début de carrière et jusqu’à 2 043 € pour un profil expérimenté.

Le métier de ramoneur recrute-t-il ?

Environ 85 offres d’emploi sont actuellement en ligne pour ce métier en France (France Travail). Les tensions de recrutement sont jugées fortes (catégorie 5/5, DARES).

Combien de personnes exercent ce métier ?

Environ 119 000 personnes exercent un métier de la famille « Ouvriers non qualifiés du second oeuvre du bâtiment » en France (DARES, 2018).

Est-il facile de retrouver un emploi dans ce métier ?

Environ 45 % des demandeurs d’emploi de ce métier retrouvent un emploi de plus d’un mois au cours du trimestre (France Travail).

Dans quelle région ce métier est-il le mieux rémunéré ?

C’est en Bourgogne-Franche-Comté que ce métier rémunère le mieux, avec un salaire moyen d’environ 2 082 € par mois.

Vers quels métiers se reconvertir depuis le métier de ramoneur ?

Les mobilités du référentiel ROME croisées avec la tension de recrutement (DARES) désignent notamment : Plombier, Agent et Installateur mainteneur. Ces métiers partagent une partie des compétences du ramoneur et offrent des débouchés réels (offres d’emploi en ligne et tension de recrutement).

Ce métier aura-t-il des débouchés d’ici 2030 ?

Oui : les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie) estiment à environ 18 500 le nombre de postes à pourvoir dans la famille « OPQ du second œuvre du bâtiment » entre 2019 et 2030, en additionnant les remplacements de départs en fin de carrière.

Quelles études pour devenir ramoneur ?

8 certifications officielles enregistrées au RNCP mènent à ce métier, par exemple : Ramoneur fumiste, Métiers de la piscine et Technicien supérieur en installations sanitaires et thermiques (BM). Niveaux de qualification : du niveau 3 (CAP, BEP) au niveau 7 (Bac+5 : master, ingénieur). Source : France Compétences.

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