Torréfacteur / Torréfactrice

D1114   Commerce, Vente et Grande distribution · Commerce alimentaire et métiers de bouche

Le métier de Torréfacteur appartient à la famille « Commerce, Vente et Grande distribution » (code ROME D1114) : environ 865 000 personnes l’exercent en France, le salaire moyen avoisine 1 979 € net par mois, 0 offres d’emploi sont en ligne actuellement.

Définition

Le torréfacteur, artisan du goût, révèle les arômes du café. Sélectionne et achète les grains de café verts selon des critères de qualité Contrôle le processus de torréfaction pour garantir la saveur du produit final Refroidit, conditionne et stocke les grains torréfiés pour préserver leur qualité Conseille les clients sur le choix des cafés et les méthodes de préparation Peut gérer la vente et la promotion de produits de café

Compétences et savoirs

Compétences mobilisées et savoirs associés à ce métier (référentiel ROME 4.0, France Travail).

Production, Fabrication

  • Régler les machines de torréfaction
  • Développer des mélanges de café uniques
  • Créer et ajuster des profils de torréfaction pour différents types de café
  • Refroidir rapidement les grains torréfiés pour arrêter le processus de torréfaction
  • Promouvoir des pratiques de torréfaction durable

Qualité

  • Choisir les grains en fonction de leur origine, de leur variété et de leur qualité pour garantir un café de qualité supérieure
  • Examiner et tester les grains de café avant et après la torréfaction
  • Surveiller le processus de torréfaction

Relation client

  • Informer les clients et les partenaires sur les différents types de café et les méthodes de torréfaction

Développement commercial

  • Analyser les tendances du marché du café
  • Vendre le café torréfié aux consommateurs, aux cafés, aux épiceries ou en ligne
  • Négocier des conditions commerciales

Gestion des stocks

  • Définir des besoins en approvisionnement
  • Emballer le café torréfié

Maintenance, Réparation

  • Assurer la maintenance de premier niveau des équipements

Pilotage et maîtrise des coûts

  • Identifier et sélectionner des fournisseurs, sous-traitants, prestataires
  • Assurer la gestion administrative et financière d'une activité

Stratégie de développement

  • Optimiser les coûts de production

Organisation

  • Respecter les règles d'hygiène et de sécurité alimentaire

Recherche, Innovation

  • Innover dans les techniques de torréfaction

Savoir-être professionnels

Faire preuve de rigueur et de précisionEtre force de propositionFaire preuve d'autonomie

Savoirs

Domaines d'expertise

  • Connaissance des processus d'exportation de café
  • Connaissance des marchés du café
  • Connaissance des types de grains de café
  • Connaissance des tendances de consommation de café

Techniques professionnelles

  • Machines de torréfaction
  • Maîtrise des techniques de torréfaction
  • Sélection des grains de café pour des mélanges spécifiques

Produits, outils et matières

  • Gestion des stocks de café et consommables

Normes et procédés

  • Connaissance des certifications (Commerce équitable, Bio)

Certifications et habilitations

  • BPA option transformations alimentaires spécialité transformation de produits alimentaires
  • CQP opérateur de production du secteur alimentaire

Conditions et contexte de travail

Environnement, horaires, public, statuts et structures dans lesquels ce métier s'exerce le plus souvent (référentiel ROME 4.0, France Travail). Repères indicatifs, variables selon le poste.

Conditions d'exercice

  • Déplacements professionnels
  • En environnement bruyant
  • Port et manipulation de charges lourdes ou encombrantes

Statuts d'emploi

  • Salarié secteur privé (CDI, CDD)
  • Travailleur indépendant

Structures qui emploient

  • Commerce de proximité

Secteurs qui emploient ce métier : Commerce et distribution · Commerce de détail.

Études et formations

Certifications officielles enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) menant à ce métier — du niveau 3 (CAP) au niveau 8 (doctorat).

Se former via le CPF : 212 formations éligibles au Compte personnel de formation mènent aux certifications de ce métier, pour un prix moyen constaté de 4 568 € — 81 personnes y sont entrées en formation en 2025. Source : Mon Compte Formation (Caisse des Dépôts), catalogue 2026.

Coût rapporté au salaire : ce prix moyen équivaut à environ 2,4 mois du salaire net estimé du métier (1 916 €/mois), avant toute prise en charge du CPF ou d'un financeur.

Parcours détaillés, débouchés et établissements : voir aussi la fiche officielle de l'ONISEP.

Voir les formations sur l'ONISEP (nouvel onglet)

Évolutions de carrière

Métiers vers lesquels évoluer (mobilités ROME).

Recrutement

En 2026, environ 5 719 projets de recrutement sont recensés dans la famille professionnelle de ce métier, dont 33 % jugés difficiles par les employeurs.

Source : France Travail — enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO). Voir les métiers qui recrutent →

Tension de recrutement

La DARES classe la difficulté de recrutement de la famille « Vendeurs » en catégorie 3/5Tensions moyennes (2021).

À l'échelle locale, le recrutement est jugé en tension forte dans 41 départements sur les 100 où l'indicateur est publié (DARES, 2021).

Environ 209 000 demandeurs d'emploi (catégorie A) sont inscrits dans cette famille de métiers (2020), après un pic à 220 070 en 2015.

100 000150 000200 000250 000209 000199720082020

Indicateurs au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES.

Perspectives à l'horizon 2030

D'après les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie), la famille « Vendeurs » devrait offrir environ 165 100 postes à pourvoir entre 2019 et 2030 : malgré 1 800 suppressions nettes d'emploi et 166 800 départs en fin de carrière à remplacer.

101 % des postes à pourvoir viennent du remplacement des départs en retraite, et non de créations d'emploi : ce métier recrute d'abord pour renouveler ses effectifs vieillissants — un débouché durable pour qui s'y forme aujourd'hui, d'autant que 212 formations CPF y mènent.

Profil de la profession (DARES) : ce sont majoritairement des postes d'employés qualifiés. Le total des postes à pourvoir d'ici 2030 équivaut à environ 19 % de l'emploi de 2019 (créations et départs cumulés) — un renouvellement plus limité.

Tension à l'horizon 2030 — à l'inverse, l'arrivée de jeunes débutants dépasserait les besoins de recrutement projetés : l'accès à ce métier pourrait y être plus concurrentiel. (besoins de recrutement − jeunes débutants, projection DARES).

Scénario de référence, cumul 2019-2030, au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES × France Stratégie, « Les Métiers en 2030 » (2022).

Qui exerce ce métier aujourd'hui ?

Profil des personnes actuellement en emploi dans cette famille professionnelle — enquête Emploi (INSEE) exploitée par la DARES, 2023-2025. Population de référence : environ 591 000 personnes.

Évolution de l'emploi

550 000575 000600 000625 000590 600200420142024

De 2004 à 2024, le nombre de personnes exerçant ce métier a augmenté de +1 % (583 000 → 591 000).

Âge

Côté pyramide des âges, les âges sont plutôt équilibrés : 31 % ont 50 ans ou plus, 23 % moins de 30 ans.

De gauche (15-24 ans) à droite (60 ans et plus) — moins de 30 ans : 23 % · 30-49 ans : 46 % · 50 ans et plus : 31 %.

Statut d'emploi

  • CDI72 %
  • Indépendants18 %
  • CDD5 %
  • Apprentis3 %
  • Intérim1 %

Niveau de diplôme

  • Aucun / brevet13 %
  • CAP-BEP21 %
  • Bac26 %
  • Bac+216 %
  • Bac+3/410 %
  • Bac+5 et +8 %
  • En études6 %

Temps de travail : 14 % des personnes exercent à temps partiel, dont 4 % en situation de sous-emploi (elles souhaiteraient travailler davantage).

Horaires décalés : part des personnes amenées à travailler 8 % la nuit, 37 % le dimanche, 81 % le samedi (au moins occasionnellement).

Ancienneté et mobilité : 33 % occupent leur emploi depuis 10 ans ou plus, 18 % souhaitent en changer.

Employeurs

29 % TPE (< 10 salariés) · 30 % 10 à 50 salariés · 32 % 50 à 500 salariés · 7 % 500 salariés et +.

Principaux secteurs employeurs : Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles (64 %), Activités immobilières (5 %), Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac (4 %).

Revenus des indépendants : parmi les non-salariés de ce métier, 40 % déclarent un revenu d'activité inférieur à 10 000 € par an (ou un déficit), tandis que 13 % dépassent 50 000 € (revenu annuel d'activité, DARES).

Repère complémentaire : la DARES situe le salaire net médian de la profession autour de 1 921 €/mois (enquête Emploi, mesure et champ différents du salaire indiqué en haut de page).

Source : DARES — Portrait statistique des métiers (nomenclature des familles professionnelles, FAP 2021). Répartitions au niveau de la famille professionnelle du métier.

Où ce métier est le plus présent

Régions concentrant le plus d'emplois de la famille « Vendeurs » (DARES).

Île-de-France (152 073)Auvergne-Rhône-Alpes (101 282)Nouvelle-Aquitaine (76 249)Grand Est (72 963)

Où ce métier rémunère le mieux

Salaire mensuel moyen des personnes en poste, par région (France Travail) — au niveau de la famille professionnelle, et pouvoir d'achat immobilier correspondant (m² achetables avec un mois de salaire, prix DVF 2024).

RégionSalaire moyen≈ m² / mois de salaireNiveau
Île-de-France 1 997 € 0,4 m²
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 995 € 0,5 m²
Auvergne-Rhône-Alpes 1 995 € 0,6 m²
Bourgogne-Franche-Comté 1 994 € 1,1 m²
Grand Est 1 989 € 1,1 m²
Bretagne 1 980 € 0,7 m²

Le salaire brut ne dit pas tout : ajusté au prix de l'immobilier, c'est en Bourgogne-Franche-Comté que ce salaire va le plus loin — un mois de travail y permet d'acheter environ 1,1 m², contre 0,4 m² dans la région la moins favorable du tableau.

Où exercer ce métier ? Les départements les plus favorables

Croisement de trois données réelles : la tension de recrutement (plus elle est forte, plus les postes se libèrent), le salaire régional du métier et le coût du logement. Le pouvoir d'achat immobilier est le nombre de m² qu'un mois de salaire permet d'acheter localement.

Département Tension de recrutement Salaire régional Pouvoir d'achat (m² / mois)
Haute-Marne 5/5 forte 1 989 € 1,7 m²
Aisne 5/5 forte 1 960 € 1,4 m²
Aube 5/5 forte 1 989 € 1,2 m²
Lot-et-Garonne 5/5 forte 1 969 € 1,2 m²
Meuse 4/5 assez forte 1 989 € 1,6 m²
Haute-Saône 4/5 assez forte 1 994 € 1,5 m²
Loiret 5/5 forte 1 971 € 1 m²
Puy-de-Dôme 5/5 forte 1 995 € 1 m²

Classement des départements les plus favorables du point de vue d'un candidat (débouchés + pouvoir d'achat). Le salaire est mesuré au niveau régional (France Travail), la tension par département (DARES 2021), le prix au m² par département (DVF 2024).

Ce métier relève de la famille Commerce, Vente et Grande distribution (référentiel ROME, code D1114) — voir tous les métiers de la famille.

Se reconvertir : des métiers proches qui recrutent

Depuis le métier de torréfacteur, voici des pistes de reconversion proches de vos compétences — issues des mobilités du référentiel ROME — vers des métiers où des postes existent réellement : chaque piste est classée selon la tension de recrutement mesurée par la DARES et le nombre d'offres d'emploi actuellement en ligne. Voir la page reconversion →

Métier Compétences communes Tension de recrutement Où ça recrute le plus Salaire net estimé
Boulanger / Boulangère 5 (22 %) 5/5 forte Aube, Puy-de-Dôme, Ain 1 949 €/mois
Pâtissier / Pâtissière 3 (14 %) 5/5 forte Aube, Puy-de-Dôme, Ain 1 949 €/mois
Formateur / Formatrice 1 (4 %) 5/5 forte Essonne, Deux-Sèvres, Ain 2 397 €/mois
Fromager-affineur / Fromagère-affineuse 2 (9 %) 5/5 forte Landes, Allier, Hautes-Pyrénées 2 436 €/mois
Brasseur / Brasseuse de bière 3 (13 %) 5/5 forte Landes, Allier, Hautes-Pyrénées 2 434 €/mois

Mobilités professionnelles du référentiel ROME 4.0 (France Travail), croisées avec la tension de recrutement par département (DARES, 2021) et le salaire net mensuel estimé du métier cible. « Où ça recrute » indique les départements où chaque métier est le plus en tension. Le pourcentage rapporte les compétences ROME communes aux deux métiers.

Questions fréquentes sur le métier de Torréfacteur

Quel est le salaire d’un Torréfacteur ?

D’après France Travail, un professionnel de cette famille de métiers gagne en moyenne 1 979 € net par mois : environ 1 954 € en début de carrière et jusqu’à 2 023 € pour un profil expérimenté.

Le métier de torréfacteur recrute-t-il ?

Environ 0 offres d’emploi sont actuellement en ligne pour ce métier en France (France Travail). Les tensions de recrutement sont jugées moyennes (catégorie 3/5, DARES).

Combien de personnes exercent ce métier ?

Environ 865 000 personnes exercent un métier de la famille « Vendeurs » en France (DARES, 2018).

Dans quelle région ce métier est-il le mieux rémunéré ?

C’est en Île-de-France que ce métier rémunère le mieux, avec un salaire moyen d’environ 1 997 € par mois.

Vers quels métiers se reconvertir depuis le métier de torréfacteur ?

Les mobilités du référentiel ROME croisées avec la tension de recrutement (DARES) désignent notamment : Boulanger, Pâtissier et Formateur. Ces métiers partagent une partie des compétences du torréfacteur et offrent des débouchés réels (offres d’emploi en ligne et tension de recrutement).

Ce métier aura-t-il des débouchés d’ici 2030 ?

Oui : les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie) estiment à environ 165 100 le nombre de postes à pourvoir dans la famille « Vendeurs » entre 2019 et 2030, en additionnant les remplacements de départs en fin de carrière.

Quelles études pour devenir torréfacteur ?

8 certifications officielles enregistrées au RNCP mènent à ce métier, par exemple : Primeur, Boucher et Sciences et ingénierie - Agro-industries. Niveaux de qualification : du niveau 3 (CAP, BEP) au niveau 6 (Bac+3/4 : licence, BUT). Source : France Compétences.

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