Cultivateur urbain / Cultivatrice urbaine

A1440   Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Production

Le métier de Cultivateur urbain appartient à la famille « Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux » (code ROME A1440) : environ 321 000 personnes l’exercent en France, le salaire moyen avoisine 1 885 € net par mois, 0 offres d’emploi sont en ligne actuellement.

Définition

Le cultivateur urbain cultive des plantes, des fruits et des légumes en milieu urbain et péri-urbain en utilisant des techniques adaptées à l'espace disponible et contribue ainsi au verdissement des villes. Participe à la planification et à l'aménagement des espaces de culture sur les toitures, terrasses ou jardins partagés Sélectionne et cultive des plantes adaptées au contexte urbain S'assure de la qualité des produits cultivés et respecte les normes environnementales et de sécurité Sensibilise la communauté à l'importance de l'agriculture urbaine et participe à des projets éducatifs Développe des partenariats avec des collectivités locales, des entreprises et des associations pour soutenir des initiatives agricoles innovantes

Compétences et savoirs

Compétences mobilisées et savoirs associés à ce métier (référentiel ROME 4.0, France Travail).

Aménagement

  • Déterminer l'implantation des massifs, concevoir des aménagements extérieurs et des espaces végétalisés
  • Optimiser l'espace de culture pour maximiser la production
  • Concevoir des jardins qui garantissent la biodiversité

Construction

  • Installer du matériel de plantation

Production, Fabrication

  • Sélectionner des semences adaptées à l'environnement urbain
  • Sélectionner et préparer les boutures pour la plantation
  • Analyser les sols pour déterminer les besoins en nutriments des cultures
  • Préparer les sols, les plantations (épandage, semis, etc.)
  • Analyser les besoins en irrigation des cultures
  • Régler un équipement d'irrigation et d'arrosage
  • Utiliser des systèmes d'arrosage économes en eau
  • Surveiller l'état d'une plantation
  • Appliquer des traitements phytosanitaires adaptés selon la réglementation
  • Récolter un produit à maturité et selon les consignes de calibrage

Conception

  • Planifier une opération de semis, de traitement ou de récolte sur un site d'exploitation
  • Planifier des rotations de cultures pour maintenir la fertilité du sol
  • Planifier la production, estimer les besoins en matériel, matériaux et main-d'œuvre, afin de respecter les contraintes de coûts et les délais de réalisation

Protection des personnes et de l'environnement

  • Promouvoir les pratiques de recyclage dans les processus de production
  • Gérer les déchets verts selon les normes environnementales

Qualité

  • Contrôler la qualité et la conformité d'un produit

Maintenance, Réparation

  • Effectuer la maintenance de premier niveau des outillages et des équipements

Gestion des stocks

  • Charger, décharger, manutentionner des produits
  • Trier les végétaux récoltés en fonction de leur utilisation future
  • Conditionner les produits dans des caisses ou des conteneurs pour faciliter leur transport sans les abimer

Développement commercial

  • Commercialiser les produits d'une exploitation
  • Vendre les produits directement aux consommateurs ou à un réseau de commerçants ou restaurateurs locaux
  • Proposer une dégustation à des clients

Stratégie de développement

  • Etablir des partenariats avec des distributeurs
  • Développer des partenariats avec des ONG environnementales, écoles, collectifs de citoyens et autres parties prenantes

Communication

  • Promouvoir les produits de l'agriculture urbaine localement
  • Sensibiliser à l'environnement et promouvoir le développement durable
  • Organiser des visites éducatives sur l'exploitation

Organisation

  • Respecter les règles de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)

Management

  • Animer, coordonner une équipe

Conseil, Transmission

  • Former les nouveaux employés aux techniques du métier

Logistique

  • Organiser le traitement des commandes

Gestion administrative et comptable

  • Effectuer le suivi des commandes, la facturation

Pilotage et maîtrise des coûts

  • Développer des partenariats avec des fournisseurs
  • Assurer la gestion administrative et financière d'une activité

Savoir-être professionnels

Faire preuve de créativité, d'inventivitéFaire preuve d'autonomieEtre ouvert aux changements

Savoirs

Domaines d'expertise

  • Techniques culturales
  • Botanique
  • Physiologie végétale
  • Agriculture biologique
  • Conception de jardins écologiques
  • Gestion de la biodiversité en milieu urbain
  • Gestion des ressources en eau

Techniques professionnelles

  • Planification des rotations de cultures
  • Techniques de culture innovantes (hydroponie, culture en colonnes, etc.)
  • Techniques de compostage

Produits, outils et matières

  • Caractéristiques des plantes et végétaux
  • Utilisation de produits phytosanitaires
  • Utilisation de substrats de culture alternatifs
  • Utilisation d'outils agricoles

Normes et procédés

  • Réglementation phytosanitaire
  • Règles d'hygiène et de sécurité alimentaire
  • Gestion des déchets organiques
  • Sensibilisation aux enjeux environnementaux urbains

Certifications et habilitations

  • CAP agricole jardinier paysagiste
  • CAP agricole métiers de l'agriculture
  • Bac pro aménagements paysagers
  • Bac pro conduite de productions horticoles (arbres, arbustes, fruits, fleurs, légumes)
  • BTSA aménagements paysagers

Conditions et contexte de travail

Environnement, horaires, public, statuts et structures dans lesquels ce métier s'exerce le plus souvent (référentiel ROME 4.0, France Travail). Repères indicatifs, variables selon le poste.

Conditions d'exercice

  • En extérieur
  • En grande hauteur
  • Port d'équipement de protection individuelle (EPI) : gants, chaussures, casque, protections auditives
  • Port et manipulation de charges lourdes ou encombrantes
  • Station debout prolongée

Horaires et rythme

  • Travail le samedi
  • Travail selon un rythme irrégulier et des pics d'activité

Public et bénéficiaires

  • Clientèle de particuliers
  • Clientèle de professionnels

Statuts d'emploi

  • Salarié secteur privé (CDI, CDD)
  • Travailleur indépendant

Structures qui emploient

  • Association
  • Structures de l'Economie Sociale et Solidaire
  • Exploitation agricole

Secteurs qui emploient ce métier : Agriculture et élevage · Environnement · Agriculture, sylviculture.

🌱 Transition écologique — d'après France Travail, c'est un métier « vert » : sa finalité même contribue à la protection de l'environnement.

Études et formations

Certifications officielles enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) menant à ce métier — du niveau 3 (CAP) au niveau 8 (doctorat).

Se former via le CPF : 16 formations éligibles au Compte personnel de formation mènent aux certifications de ce métier, pour un prix moyen constaté de 3 503 €. Source : Mon Compte Formation (Caisse des Dépôts), catalogue 2026.

Coût rapporté au salaire : ce prix moyen équivaut à environ 2,1 mois du salaire net estimé du métier (1 645 €/mois), avant toute prise en charge du CPF ou d'un financeur.

Évolutions de carrière

Métiers vers lesquels évoluer (mobilités ROME).

Recrutement

En 2026, environ 23 398 projets de recrutement sont recensés dans la famille professionnelle de ce métier, dont 49 % jugés difficiles par les employeurs.

Source : France Travail — enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO). Voir les métiers qui recrutent →

Tension de recrutement

La DARES classe la difficulté de recrutement de la famille « Maraîchers, jardiniers, viticulteurs » en catégorie 3/5 — Tensions moyennes (2021).

À l'échelle locale, le recrutement est jugé en tension forte dans 25 départements sur les 77 où l'indicateur est publié (DARES, 2021).

Environ 103 510 demandeurs d'emploi (catégorie A) sont inscrits dans cette famille de métiers (2020), après un pic à 107 050 en 2016.

050 000100 000150 000103 510199720082020

Indicateurs au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES.

Perspectives à l'horizon 2030

D'après les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie), la famille « Maraîchers, viticulteurs, jardiniers » devrait offrir environ 87 200 postes à pourvoir entre 2019 et 2030 : 1 200 créations nettes d'emploi et 85 900 départs en fin de carrière à remplacer.

99 % des postes à pourvoir viennent du remplacement des départs en retraite, et non de créations d'emploi : ce métier recrute d'abord pour renouveler ses effectifs vieillissants — un débouché durable pour qui s'y forme aujourd'hui, d'autant que 16 formations CPF y mènent.

Profil de la profession (DARES) : ce sont majoritairement des indépendants (non-salariés). Le total des postes à pourvoir d'ici 2030 équivaut à environ 27 % de l'emploi de 2019 (créations et départs cumulés).

Tension à l'horizon 2030 — d'après la DARES, l'arrivée de jeunes débutants ne couvrirait qu'une partie des besoins : il resterait de l'ordre de 31 700 postes à pourvoir au-delà (environ 36 % des besoins de recrutement), signe de difficultés d'embauche durables — un contexte favorable à qui s'y forme aujourd'hui. (besoins de recrutement − jeunes débutants, projection DARES).

Scénario de référence, cumul 2019-2030, au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES × France Stratégie, « Les Métiers en 2030 » (2022).

Qui exerce ce métier aujourd'hui ?

Profil des personnes actuellement en emploi dans cette famille professionnelle — enquête Emploi (INSEE) exploitée par la DARES, 2023-2025. Population de référence : environ 82 000 personnes.

Évolution de l'emploi

80 00090 000100 000110 00081 900200420142024

De 2004 à 2024, le nombre de personnes exerçant ce métier a reculé de -12 % (93 000 → 82 000).

Âge

Côté pyramide des âges, c'est un effectif plutôt âgé : 40 % ont 50 ans ou plus, ce qui laisse présager de nombreux départs en retraite à remplacer.

De gauche (15-24 ans) à droite (60 ans et plus) — moins de 30 ans : 17 % · 30-49 ans : 43 % · 50 ans et plus : 40 %.

Statut d'emploi

  • Indépendants40 %
  • CDI33 %
  • CDD25 %
  • Intérim1 %
  • Apprentis1 %

Niveau de diplôme

  • Aucun / brevet24 %
  • CAP-BEP26 %
  • Bac18 %
  • Bac+214 %
  • Bac+3/47 %
  • Bac+5 et +8 %
  • En études2 %

Temps de travail : 16 % des personnes exercent à temps partiel, dont 3 % en situation de sous-emploi (elles souhaiteraient travailler davantage).

Horaires décalés : part des personnes amenées à travailler 5 % la nuit, 29 % le dimanche, 56 % le samedi (au moins occasionnellement).

Ancienneté et mobilité : 35 % occupent leur emploi depuis 10 ans ou plus, 16 % souhaitent en changer.

Employeurs

14 % relèvent du secteur public (État, collectivités, hôpitaux).

14 % Secteur public · 4 % Particuliers employeurs · 46 % TPE (< 10 salariés) · 18 % 10 à 50 salariés · 13 % 50 à 500 salariés · 1 % 500 salariés et +.

Principaux secteurs employeurs : Agriculture, sylviculture et pêche (69 %), Activités de services administratifs et de soutien (9 %), Administration publique (6 %).

Revenus des indépendants : parmi les non-salariés de ce métier, 33 % déclarent un revenu d'activité inférieur à 10 000 € par an (ou un déficit), tandis que 8 % dépassent 50 000 € (revenu annuel d'activité, DARES).

Repère complémentaire : la DARES situe le salaire net médian de la profession autour de 1 500 €/mois (enquête Emploi, mesure et champ différents du salaire indiqué en haut de page).

Source : DARES — Portrait statistique des métiers (nomenclature des familles professionnelles, FAP 2021). Répartitions au niveau de la famille professionnelle du métier.

Où ce métier est le plus présent

Régions concentrant le plus d'emplois de la famille « Maraîchers, jardiniers, viticulteurs » (DARES).

Nouvelle-Aquitaine (47 517)Occitanie (34 054)Grand Est (29 884)Auvergne-Rhône-Alpes (26 120)

Où ce métier rémunère le mieux

Salaire mensuel moyen des personnes en poste, par région (France Travail) — au niveau de la famille professionnelle, et pouvoir d'achat immobilier correspondant (m² achetables avec un mois de salaire, prix DVF 2024).

RégionSalaire moyen≈ m² / mois de salaireNiveau
Île-de-France 2 028 € 0,4 m²
Martinique 1 926 € —
Grand Est 1 922 € 1,1 m²
Auvergne-Rhône-Alpes 1 917 € 0,6 m²
Centre-Val de Loire 1 907 € 1 m²
Normandie 1 904 € 0,8 m²

Le salaire brut ne dit pas tout : ajusté au prix de l'immobilier, c'est en Grand Est que ce salaire va le plus loin — un mois de travail y permet d'acheter environ 1,1 m², contre 0,4 m² dans la région la moins favorable du tableau.

Où exercer ce métier ? Les départements les plus favorables

Croisement de trois données réelles : la tension de recrutement (plus elle est forte, plus les postes se libèrent), le salaire régional du métier et le coût du logement. Le pouvoir d'achat immobilier est le nombre de m² qu'un mois de salaire permet d'acheter localement.

Département Tension de recrutement Salaire régional Pouvoir d'achat (m² / mois)
Lot-et-Garonne 5/5 forte 1 882 € 1,2 m²
Mayenne 5/5 forte 1 884 € 1,2 m²
Vosges 5/5 forte 1 922 € 1,2 m²
Cher 4/5 assez forte 1 907 € 1,4 m²
Manche 5/5 forte 1 904 € 0,9 m²
Charente 4/5 assez forte 1 882 € 1,2 m²
Saône-et-Loire 4/5 assez forte 1 903 € 1,2 m²
Côtes-d'Armor 5/5 forte 1 875 € 0,8 m²

Classement des départements les plus favorables du point de vue d'un candidat (débouchés + pouvoir d'achat). Le salaire est mesuré au niveau régional (France Travail), la tension par département (DARES 2021), le prix au m² par département (DVF 2024).

Ce métier relève de la famille Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux (référentiel ROME, code A1440) — voir tous les métiers de la famille.

Se reconvertir : des métiers proches qui recrutent

Depuis le métier de cultivateur urbain, voici des pistes de reconversion proches de vos compétences — issues des mobilités du référentiel ROME — vers des métiers où des postes existent réellement : chaque piste est classée selon la tension de recrutement mesurée par la DARES et le nombre d'offres d'emploi actuellement en ligne. Voir la page reconversion →

Métier Compétences communes Tension de recrutement Où ça recrute le plus Salaire net estimé
Maraîcher / Maraîchère 22 (61 %) — — 1 819 €/mois
Horticulteur / Horticultrice 21 (55 %) 3/5 moyenne Vosges, Mayenne, Côtes-d'Armor 1 819 €/mois
Conseiller / Conseillère technique agricole 2 (5 %) — — 2 915 €/mois
Vendeur / Vendeuse grossiste en produits frais 1 (4 %) 3/5 moyenne Haute-Marne, Haute-Savoie, Indre-et-Loire 2 077 €/mois

Mobilités professionnelles du référentiel ROME 4.0 (France Travail), croisées avec la tension de recrutement par département (DARES, 2021) et le salaire net mensuel estimé du métier cible. « Où ça recrute » indique les départements où chaque métier est le plus en tension. Le pourcentage rapporte les compétences ROME communes aux deux métiers.

Questions fréquentes sur le métier de Cultivateur urbain

Quel est le salaire d’un Cultivateur urbain ?

D’après France Travail, un professionnel de cette famille de métiers gagne en moyenne 1 885 € net par mois : environ 1 873 € en début de carrière et jusqu’à 1 895 € pour un profil expérimenté.

Le métier de cultivateur urbain recrute-t-il ?

Environ 0 offres d’emploi sont actuellement en ligne pour ce métier en France (France Travail). Les tensions de recrutement sont jugées moyennes (catégorie 3/5, DARES).

Combien de personnes exercent ce métier ?

Environ 321 000 personnes exercent un métier de la famille « Maraîchers, jardiniers, viticulteurs » en France (DARES, 2018).

Dans quelle région ce métier est-il le mieux rémunéré ?

C’est en Île-de-France que ce métier rémunère le mieux, avec un salaire moyen d’environ 2 028 € par mois.

Vers quels métiers se reconvertir depuis le métier de cultivateur urbain ?

Les mobilités du référentiel ROME croisées avec la tension de recrutement (DARES) désignent notamment : Maraîcher, Horticulteur et Conseiller. Ces métiers partagent une partie des compétences du cultivateur urbain et offrent des débouchés réels (offres d’emploi en ligne et tension de recrutement).

Ce métier aura-t-il des débouchés d’ici 2030 ?

Oui : les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie) estiment à environ 87 200 le nombre de postes à pourvoir dans la famille « Maraîchers, viticulteurs, jardiniers » entre 2019 et 2030, en additionnant les créations nettes d’emploi et les départs en fin de carrière à remplacer.

Quelles études pour devenir cultivateur urbain ?

2 certifications officielles enregistrées au RNCP mènent à ce métier, par exemple : Ouvrier de production horticole et Certificat de patron de navire aux cultures marines - Niveau 1. Niveau de qualification : 3 (CAP, BEP). Source : France Compétences.

Métiers proches