Eclusier-barragiste / Eclusière-barragiste

N1109   Transport et Logistique · Magasinage, manutention des charges et déménagement

Le métier de Eclusier-barragiste appartient à la famille « Transport et Logistique » (code ROME N1109) : environ 73 000 personnes l’exercent en France, le salaire moyen avoisine 2 713 € net par mois, 0 offres d’emploi sont en ligne actuellement, son taux de retour à l’emploi atteint 43 %.

Définition

L'Éclusier-barragiste, un rôle clé dans la gestion des voies navigables et des ressources en eau. Opère les écluses et les barrages pour réguler le trafic fluvial et le niveau des eaux Surveille et entretient les installations pour assurer leur bon fonctionnement et la sécurité Contrôle les opérations de passage des bateaux, en coordonnant les montées et descentes des niveaux d'eau Réalise des inspections régulières pour prévenir les dysfonctionnements et les risques d'inondation Communique avec les bateliers pour les informer des conditions de navigation et des procédures à suivre Peut participer à des interventions d'urgence en cas de conditions météorologiques extrêmes ou de pannes

Aussi appelé : Eclusier / Eclusière, Pontier éclusier régulateur / Pontière éclusière régulatrice.

Compétences et savoirs

Compétences mobilisées et savoirs associés à ce métier (référentiel ROME 4.0, France Travail).

Logistique

  • Gérer les priorités de passage des bateaux
  • Manoeuvrer une écluse

Prévention des risques

  • Sécuriser un équipement, un périmètre

Maintenance, Réparation

  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
  • Réaliser la maintenance de premier niveau

Production, Fabrication

  • Surveiller le niveau d'eau dans les écluses

Communication, Multimédia

  • Assurer la communication avec les usagers de l'écluse

Data et Nouvelles technologies

  • Renseigner, mettre à jour une documentation technique
  • Renseigner des supports de suivi d'activité

Organisation

  • Respecter les règles de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)

Relation client

  • Accueillir, orienter, renseigner un public

Communication

  • Sensibiliser un public à une réglementation

Protection des personnes et de l'environnement

  • Veiller au respect et à la gestion des ressources en eau
  • Surveiller les conditions météorologiques pour ajuster les opérations

Qualité

  • Contrôler l'étanchéité des portes d'écluse

Savoir-être professionnels

Faire preuve de rigueur et de précisionOrganiser son travail selon les priorités et les objectifsAvoir l'esprit d'équipe

Savoirs

Techniques professionnelles

  • Contrôle des flux d'eau
  • Gestion des niveaux d'eau
  • Gestion des opérations d'éclusage
  • Planification des horaires d'éclusage
  • Rédaction de rapports d'incident et de performance
  • Communication en situation d'urgence
  • Techniques de réparation d'urgence des écluses

Normes et procédés

  • Procédures d'urgence en cas d'inondation
  • Réglementation de la navigation fluviale
  • Règles et consignes de sécurité

Produits, outils et matières

  • Utilisation de consoles de visualisation et de régulation
  • Utilisation de logiciels de gestion hydraulique

Domaines d'expertise

  • Installation de systèmes hydrauliques
  • Mise à jour des connaissances en mécanique

Certifications et habilitations

  • Formation aux premiers secours
  • Certificat de capacité pour la conduite des bateaux de commerce mention bateaux dont la longueur est inférieure ou égale à 120 m
  • Certificat de capacité pour la conduite des bateaux de commerce mention bateaux dont la longueur est inférieure ou égale à 60 m
  • Certificat de capacité pour la conduite des bateaux de commerce mention bateaux dont la longueur est inférieure ou égale à 80 m

Conditions et contexte de travail

Environnement, horaires, public, statuts et structures dans lesquels ce métier s'exerce le plus souvent (référentiel ROME 4.0, France Travail). Repères indicatifs, variables selon le poste.

Conditions d'exercice

  • En contact avec du public
  • En extérieur

Horaires et rythme

  • Travail en journée

Statuts d'emploi

  • Salarié secteur public

Structures qui emploient

  • Collectivités territoriales
  • Organisme public

Secteurs qui emploient ce métier : Logistique et transport · Transport.

Évolutions de carrière

Métiers vers lesquels évoluer (mobilités ROME).

Recrutement

En 2026, environ 6 074 projets de recrutement sont recensés dans la famille professionnelle de ce métier, dont 35 % jugés difficiles par les employeurs.

Source : France Travail — enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO). Voir les métiers qui recrutent →

Tension de recrutement

La DARES classe la difficulté de recrutement de la famille « Conducteurs d'engins du bâtiment et des travaux publics » en catégorie 5/5 — Fortes tensions (2021).

À l'échelle locale, le recrutement est jugé en tension forte dans 73 départements sur les 84 où l'indicateur est publié (DARES, 2021).

Environ 14 540 demandeurs d'emploi (catégorie A) sont inscrits dans cette famille de métiers (2020), après un pic à 18 530 en 2015.

010 00020 00014 540199720082020

Indicateurs au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES.

Retour à l'emploi

43 % des demandeurs d'emploi de ce métier retrouvent un emploi de plus d'un mois au cours du trimestre (taux de retour à l'emploi par code ROME).

Source : France Travail — accès à l'emploi des demandeurs d'emploi (2025T2).

Environ 160 recrutements (embauches) ont été enregistrés pour ce métier au cours du trimestre — France Travail, 2025T3.

Perspectives à l'horizon 2030

D'après les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie), la famille « Conducteurs d’engins du bâtiment et des travaux publics » devrait offrir environ 25 800 postes à pourvoir entre 2019 et 2030 : 4 200 créations nettes d'emploi et 21 600 départs en fin de carrière à remplacer.

84 % des postes à pourvoir viennent du remplacement des départs en retraite, et non de créations d'emploi : ce métier recrute d'abord pour renouveler ses effectifs vieillissants — un débouché durable pour qui s'y forme aujourd'hui.

Profil de la profession (DARES) : ce sont majoritairement des postes d'ouvriers qualifiés. Le total des postes à pourvoir d'ici 2030 équivaut à environ 35 % de l'emploi de 2019 (créations et départs cumulés).

Tension à l'horizon 2030 — d'après la DARES, l'arrivée de jeunes débutants ne couvrirait qu'une partie des besoins : il resterait de l'ordre de 13 000 postes à pourvoir au-delà (environ 50 % des besoins de recrutement), signe de difficultés d'embauche durables — un contexte favorable à qui s'y forme aujourd'hui. (besoins de recrutement − jeunes débutants, projection DARES).

Scénario de référence, cumul 2019-2030, au niveau de la famille professionnelle. Source : DARES × France Stratégie, « Les Métiers en 2030 » (2022).

Qui exerce ce métier aujourd'hui ?

Profil des personnes actuellement en emploi dans cette famille professionnelle — enquête Emploi (INSEE) exploitée par la DARES, 2023-2025. Population de référence : environ 125 000 personnes.

Évolution de l'emploi

110 000120 000130 000125 100200420142024

De 2004 à 2024, le nombre de personnes exerçant ce métier a augmenté de +9 % (115 000 → 125 000).

Âge

Côté pyramide des âges, c'est un effectif plutôt âgé : 35 % ont 50 ans ou plus, ce qui laisse présager de nombreux départs en retraite à remplacer.

De gauche (15-24 ans) à droite (60 ans et plus) — moins de 30 ans : 15 % · 30-49 ans : 50 % · 50 ans et plus : 35 %.

Statut d'emploi

  • CDI79 %
  • Intérim16 %
  • CDD4 %
  • Apprentis0 %
  • Indépendants0 %

Niveau de diplôme

  • Aucun / brevet35 %
  • CAP-BEP44 %
  • Bac16 %
  • Bac+23 %
  • Bac+3/41 %
  • Bac+5 et +0 %
  • En études0 %

Temps de travail : 2 % des personnes exercent à temps partiel.

Horaires décalés : part des personnes amenées à travailler 28 % la nuit, 11 % le dimanche, 30 % le samedi (au moins occasionnellement).

Ancienneté et mobilité : 46 % occupent leur emploi depuis 10 ans ou plus, 14 % souhaitent en changer.

Employeurs

3 % Secteur public · 15 % TPE (< 10 salariés) · 30 % 10 à 50 salariés · 38 % 50 à 500 salariés · 10 % 500 salariés et +.

Principaux secteurs employeurs : Transports et entreposage (44 %), Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles (17 %), Activités de services administratifs et de soutien (5 %).

Repère complémentaire : la DARES situe le salaire net médian de la profession autour de 1 800 €/mois (enquête Emploi, mesure et champ différents du salaire indiqué en haut de page).

Source : DARES — Portrait statistique des métiers (nomenclature des familles professionnelles, FAP 2021). Répartitions au niveau de la famille professionnelle du métier.

Où ce métier est le plus présent

Régions concentrant le plus d'emplois de la famille « Conducteurs d'engins du bâtiment et des travaux publics » (DARES).

Auvergne-Rhône-Alpes (7 329)Grand Est (5 346)Nouvelle-Aquitaine (5 189)Île-de-France (5 078)

Où ce métier rémunère le mieux

Salaire mensuel moyen des personnes en poste, par région (France Travail) — au niveau de la famille professionnelle, et pouvoir d'achat immobilier correspondant (m² achetables avec un mois de salaire, prix DVF 2024).

RégionSalaire moyen≈ m² / mois de salaireNiveau
Île-de-France 3 011 € 0,5 m²
Grand Est 2 792 € 1,5 m²
Auvergne-Rhône-Alpes 2 785 € 0,9 m²
Hauts-de-France 2 746 € 1,3 m²
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 700 € 0,6 m²
Bourgogne-Franche-Comté 2 657 € 1,4 m²

Le salaire brut ne dit pas tout : ajusté au prix de l'immobilier, c'est en Grand Est que ce salaire va le plus loin — un mois de travail y permet d'acheter environ 1,5 m², contre 0,5 m² dans la région la moins favorable du tableau.

Où exercer ce métier ? Les départements les plus favorables

Croisement de trois données réelles : la tension de recrutement (plus elle est forte, plus les postes se libèrent), le salaire régional du métier et le coût du logement. Le pouvoir d'achat immobilier est le nombre de m² qu'un mois de salaire permet d'acheter localement.

Département Tension de recrutement Salaire régional Pouvoir d'achat (m² / mois)
Haute-Marne 5/5 forte 2 792 € 2,4 m²
Indre 5/5 forte 2 589 € 2,2 m²
Meuse 5/5 forte 2 792 € 2,2 m²
Aisne 5/5 forte 2 746 € 2 m²
Allier 5/5 forte 2 785 € 2 m²
Haute-Saône 5/5 forte 2 657 € 2 m²
Charente 5/5 forte 2 603 € 1,7 m²
Saône-et-Loire 5/5 forte 2 657 € 1,7 m²

Classement des départements les plus favorables du point de vue d'un candidat (débouchés + pouvoir d'achat). Le salaire est mesuré au niveau régional (France Travail), la tension par département (DARES 2021), le prix au m² par département (DVF 2024).

Ce métier relève de la famille Transport et Logistique (référentiel ROME, code N1109) — voir tous les métiers de la famille.

Se reconvertir : des métiers proches qui recrutent

Depuis le métier d’eclusier-barragiste, voici des pistes de reconversion proches de vos compétences — issues des mobilités du référentiel ROME — vers des métiers où des postes existent réellement : chaque piste est classée selon la tension de recrutement mesurée par la DARES et le nombre d'offres d'emploi actuellement en ligne. Voir la page reconversion →

Métier Compétences communes Tension de recrutement Où ça recrute le plus Salaire net estimé
Pontier / Pontière 10 (56 %) 5/5 forte Manche, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique 2 510 €/mois
Ajusteur-monteur / Ajusteuse-monteuse 3 (17 %) 5/5 forte Landes, Vendée, Rhône 2 498 €/mois
Conducteur / Conductrice de ligne de conditionnement 5 (28 %) 5/5 forte Lot, Landes, Haute-Corse 2 582 €/mois
Grutier / Grutière 3 (17 %) 5/5 forte Manche, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique —
Formateur / Formatrice 0 (0 %) 5/5 forte Essonne, Deux-Sèvres, Ain 2 397 €/mois

Mobilités professionnelles du référentiel ROME 4.0 (France Travail), croisées avec la tension de recrutement par département (DARES, 2021) et le salaire net mensuel estimé du métier cible. « Où ça recrute » indique les départements où chaque métier est le plus en tension. Le pourcentage rapporte les compétences ROME communes aux deux métiers.

Questions fréquentes sur le métier de Eclusier-barragiste

Quel est le salaire d’un Eclusier-barragiste ?

D’après France Travail, un professionnel de cette famille de métiers gagne en moyenne 2 713 € net par mois : environ 2 512 € en début de carrière et jusqu’à 2 807 € pour un profil expérimenté.

Le métier de eclusier-barragiste recrute-t-il ?

Environ 0 offres d’emploi sont actuellement en ligne pour ce métier en France (France Travail). Les tensions de recrutement sont jugées fortes (catégorie 5/5, DARES).

Combien de personnes exercent ce métier ?

Environ 73 000 personnes exercent un métier de la famille « Conducteurs d'engins du bâtiment et des travaux publics » en France (DARES, 2018).

Est-il facile de retrouver un emploi dans ce métier ?

Environ 43 % des demandeurs d’emploi de ce métier retrouvent un emploi de plus d’un mois au cours du trimestre (France Travail).

Dans quelle région ce métier est-il le mieux rémunéré ?

C’est en Île-de-France que ce métier rémunère le mieux, avec un salaire moyen d’environ 3 011 € par mois.

Vers quels métiers se reconvertir depuis le métier d’eclusier-barragiste ?

Les mobilités du référentiel ROME croisées avec la tension de recrutement (DARES) désignent notamment : Pontier, Ajusteur-monteur et Conducteur. Ces métiers partagent une partie des compétences de l’eclusier-barragiste et offrent des débouchés réels (offres d’emploi en ligne et tension de recrutement).

Ce métier aura-t-il des débouchés d’ici 2030 ?

Oui : les projections « Les Métiers en 2030 » (DARES × France Stratégie) estiment à environ 25 800 le nombre de postes à pourvoir dans la famille « Conducteurs d’engins du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030, en additionnant les créations nettes d’emploi et les départs en fin de carrière à remplacer.

Métiers proches