Le code ROME : à quoi sert ce référentiel des métiers

04/07/2026 · Méthodologie

Une lettre, quatre chiffres : le code ROME de France Travail classe 1 911 métiers et près de 12 000 appellations. Comprendre sa logique et son utilité.

Derrière chaque fiche métier de ce site figure un code composé d'une lettre et de quatre chiffres : le code ROME, pour Répertoire opérationnel des métiers et des emplois. Ce référentiel, créé en 1989 par l'ANPE et maintenu depuis par France Travail, sert de langage commun à tout l'écosystème de l'emploi en France. Régulièrement révisé pour suivre l'évolution des métiers, il en est aujourd'hui à sa quatrième génération, dite « ROME 4.0 ».

Une lettre et quatre chiffres

La lettre initiale désigne l'une des 14 grandes familles de métiers, de A (agriculture) à N (transport et logistique). Les chiffres affinent ensuite le classement jusqu'au métier : M1805 désigne par exemple le métier de développeur informatique, rattaché à la famille « Support à l'entreprise ». Sur mon-metier.com, ce référentiel se décline en 1 911 métiers répartis en 110 secteurs professionnels, et en 11 920 appellations d'emploi — les multiples intitulés utilisés dans les offres pour un même métier. La seule fiche du développeur informatique regroupe ainsi quatorze appellations distinctes. Entre la famille et le métier s'intercale le niveau du secteur professionnel : le développeur relève ainsi des « Systèmes d'information et de télécommunication ».

Un langage commun pour tout le marché du travail

Le ROME sert d'abord à faire correspondre offres et candidatures : quand un employeur dépose une offre, France Travail la rattache à un code, ce qui permet de la proposer aux candidats inscrits sur ce métier, quel que soit l'intitulé du poste. C'est ce même code qui structure les statistiques publiques de l'emploi : l'enquête Besoins en main-d'œuvre, les indicateurs de tension par métier ou les volumes d'offres publiés sur nos fiches reposent tous sur cette nomenclature. C'est également elle qui permet de relier entre elles des sources différentes : les 2 237 486 projets de recrutement recensés par l'enquête BMO 2026 se rattachent aux fiches métiers par leur code ROME, tout comme les quelque 634 000 offres actives comptabilisées sur ce site fin juin 2026. Sans référentiel partagé, impossible de compter, comparer ou suivre les métiers dans le temps.

Des familles de tailles très inégales

Les 14 familles regroupent des réalités très différentes. La plus fournie, « Services à la personne et à la collectivité », compte 313 métiers ; viennent ensuite l'industrie (280 métiers) et le support à l'entreprise (222 métiers, des ressources humaines à l'informatique), tandis que les arts et le façonnage d'ouvrages d'art n'en comptent que 54. Ce déséquilibre reflète la diversité des spécialisations plus que le volume d'emploi : une famille peu nombreuse en métiers peut représenter beaucoup de salariés.

Un référentiel qui décrit aussi les compétences

Depuis sa refonte (version dite « ROME 4.0 »), le répertoire ne se limite plus à nommer les métiers : chaque fiche décrit les compétences, les savoir-faire et les contextes de travail associés. Cette approche par compétences facilite les rapprochements entre métiers voisins — un point d'appui précieux pour les reconversions, car elle rend visibles les passerelles qu'un simple intitulé de poste ne laisse pas deviner.

Le ROME sur ce site

Chaque fiche métier de mon-metier.com correspond à un code ROME et rassemble les données publiques disponibles pour ce code : définition du métier, salaires observés lorsque les sources le permettent (INSEE, DREES, France Travail), compétences attendues et offres d'emploi en cours. Le code figurant sur la fiche permet de retrouver le même métier dans tous les services publics de l'emploi, et de comparer directement les chiffres d'une source à l'autre.

Pour aller plus loin : parcourez les 1 911 fiches métiers classées par secteur, les métiers qui recrutent en 2026 ou notre guide sur la lecture des fourchettes de salaire.

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